Préface et Sommaire

Petite préface (petite c'est promis):
L'½uvre (c'est beaucoup dire ?) qui va suivre sera celle de deux personnes, deux amies, qui aiment beaucoup écrire. Elle est donc le fruit non pas d'une obligation mais simplement d'une passion, ou si c trop, alors d'un passe-temps.
Vous pouvez, à votre aise, et sans craindre de nous blesser, nous dire ce que vous en pensez.
Bonne lecture...

SOMMAIRE:

- ANTHONY [ 1- 11 ]

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 06:46

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 11:57

ANTHONY. 1

Stéphanie sentait son c½ur battre la chamade. Cela faisait bien plus d'une heure que Anthony et elle étaient dans la minuscule chambre de ce dernier, et elle commençait à se demander ce qui suivrait.
Irait-elle jusqu'au bout, cette fois ? Réussirait-elle à dominer ces envies de fuite?
Elle poussa un profond soupir.
Anthony était assis à son bureau. Certainement était il occupé à décorer des voitures virtuelles, comme il le faisait à chaque fois qu'il allumait son ordinateur.
Ne voyant que le haut de son dos et sa longue chevelure brune Stéphanie se laissa distraire par la décoration de la chambre.
A gauche, le mur était complètement tapissé de photographies des bagnoles qu'Anthony réparait ainsi que de posters de grosses voitures de course et autre bolides.
Les voitures ? C'était sans aucun doute sa passion, depuis tout gamin.
Alors poursuivant le cheminement des images, la jeune fille de 16 ans découvrit une armoire a demi fermée, un peu plus à droite. Apparemment celle ci contenait des figurines. De voitures. Encore une fois.
Il ne s'en lassait pas. Parfois, il entrait dans de grands discours concernant tel ou tel nouveau moteur, ce qui ennuyait grandement sa petite amie.
Mais celle-ci était amoureuse, et ne s'en formalisait donc pas
Poussant un autre soupir, Stéphanie se releva sur ses coudes et d'une voix toute timide, appela son petit ami.
- Anthony ?
- Oui mon c½ur ?
- Je suis ici depuis près de deux heures et tu ne m'a pas adressé trois mots.
- Oh, désolé, mais tu sais une fois que je me lance, dans ces voitures, plus rien ne peut m'arrêter. Mais maintenant je suis tout à toi !
Ooh! Ce c½ur qui recommençait sa course.
Allait elle déclarer à son amour sa plus grande envie et hantise ?
Aurait elle se courage ?
Les mots ne venant pas, la jeune fille sauta au bas du lit et vint déposer un petit baiser sur les lèvres de son ami. Puis reprenant contenance elle lui déclara qu'elle voulait passer un nouveau cap. Une nouvelle étape. Et qu'elle voulait qu'il soit son premier
Comme ça paraissait naïf, enfantin mais, il lui fallait bien un premier de toute façon. Elle ne pouvait rester indéfiniment vierge. Et ce garçon s'intéressait à elle. Alors il le fallait. Une chance s'offrait à elle.
Elle devait la saisir.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 10:12

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 11:59

ANTHONY. 2

La réaction d'Anthony l'étonna grandement. Un garçon n'était-il pas censé être content lorsque sa petite amie lui demandait ce qu'elle venait de lui demander. Anthony, lui, avait plutôt l'air ennuyé. Peut-être était-ce parce qu'elle était encore vierge ? Ou peut-être était-ce simplement un effet de son imagination.
Oui, ça devait être cela. Et puis, elle se posait toujours trop de questions !
Stéphanie attira son petit ami vers elle et commença à l'embrasser. Sur la bouche, dans le cou, sur l'oreille. Partout.
Anthony n'avait pas l'air plus intéressé que ça. Il regardait ses voitures d'un air distrait et Stéphanie commençait presque à se décourager.
Elle décida donc de passer outre les préliminaires et enleva son tee-shirt d'un air déterminé.
Pas de réaction chez son copain.
Perdant patience, elle dégrafa son soutien-gorge, et après une seconde d'hésitation déboutonna aussi son short. Ne lui restait que sa petite culotte quelque peu mouillée.
Elle entreprit alors de déshabiller son partenaire. Cela lui prit dix bonnes minutes tant ce qu'elle prenait pour de la mauvaise volonté de la part de son partenaire lui rendait la tache difficile. Mais enfin, tee-shirt, ceinture, pantacourt et caleçon se retrouvèrent en petit tas sur le sol.
Stéphanie ferma les yeux pour ne pas voir le visage blasé de son copain et enleva l'ultime rempart entre elle et lui, à savoir sa petite culotte. Ils étaient maintenant complètement nus l'un comme l'autre.
Ils se dévisagèrent un instant.
Quelque chose clochait chez Anthony. Il n'était pas excité et cela se voyait à la chose molle qui pendouillait de son bas-ventre.
Elle en était là dans ses constatations lorsque Anthony fut prit de tremblements qui s'avéraient être la conséquence d'un fou rire qui s'emparait de lui. Il riait, riait sans s'arrêter.
Stéphanie sentit une lame lui découper le ventre. Profondément blessée.
Etait-elle repoussante au point qu'un garçon ne pouvait se retenir de rire devant son corps ?
Les larmes au yeux, elle se rhabilla, enfila ses tongs et courut jusque chez elle.

# Posté le vendredi 01 août 2008 08:35

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 11:58

ANTHONY. 3

Biiiiip !
* Troisième sonnerie, allez, je vais répondre. *
La jeune fille essuya ses larmes d'un revers de main. Les larmes qu'elle n'avait cessé de verser depuis son départ précipité de chez Anthony.
La mine déconfite elle attrapa son téléphone sachant déjà à qui s'attendre.
- Allô ?
- Stéph ? Tu n'avais pas l'air bien tout à l'heure.
* Rêvait-elle ou y avait-il une pointe d'ironie dans sa voix *
Sans lui laisser le temps de répondre il continua :
- Je suis au garage là, si tu veux faire un tour...
- (...) Silence au bout du fil.
- Je t'attends ?
- (...)
- Bon ben ... j'ai du boulot... Si t'as envie de passer...
- Biiip.
Stéphanie prit dans ses bras son ami de toujours, Mr. Panda, son doudou. C'était une chose qui était devenue assez repoussante avec le temps mais qui était très douce. Alors vidant son c½ur elle lui dit : " Je sais plus quoi penser... J'ai peut-être était un peu brutale ? Et puis... j'ai pas envie de lui faire la tête indéfiniment... Je vais le rejoindre... un peu malgré moi quand même."
Une demi-heure plus tard, elle était au garage. Elle aurait pu arriver plus tôt mais histoire de se faire désirer elle avait pris son temps. Anthony se tenait debout contre une voiture, l'air décontracté.
- Je viens de finir mes heures, j'ai tout mon temps pour toi maintenant.
- Je ne demande pas d'explications. Ne serait-ce que des excuses me suffiraient.
Le jeune homme fut tellement surpris par la remarque qu'il s'avança, recula et finit par percuter la voiture.
- Excuse-moi, ma douce.
Le sourire aux lèvres il s'approcha d'elle et ouvrit la portière.
- Votre carrosse...
Elle entra et se laissa guider.

# Posté le jeudi 07 août 2008 04:12

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 12:02

ANTHONY. 4

Le vrombissement d'un moustique réveilla Stéphanie en pleine nuit. Elle se releva sur la banquette arrière de la voiture et se remémora, toute guillerette, ce moment qu'elle avait tant attendu. Elle l'avait passé ce cap, elle y était enfin arrivée !
Cette fois pas de couac. Certes, ce n'était pas aussi merveilleux qu'elle se l'imaginait. Mais au moins c'était fait. Elle était soulagée de ce poids. Mais en parlant... où était Anthony ? Elle sortit de la voiture et chercha son ami des yeux.
Elle alla à droite, regarda dans les autres voitures. Le froid la surprit et elle repensa à la chaleur des bras d'Anthony. Elle en avait encore terriblement envie.
Pendant toute la nuit ils s'étaient embrassés, caressés ...
Ils avaient fini pas s'endormir, crevés, sur la banquette arrière de la voiture.
Poursuivant ses recherches Stéphanie en vint à apercevoir la lumière qui parvenait de la pièce d'à côté. Le magasin. Caché par une bâche.
De la musique parvenait à ses oreilles.
Mais pas seulement de la musique. Il y avait aussi des bruits humains...
Très intriguée et quelque peu effrayé par l'origine des bruits, elle passa de l'autre côté de la séparation.
Elle s'arrêta. Trop dégoûtée, trop effrayée, trop anéantie pour dire quoi que ce soit.
Elle n'eut même pas la force de prendre ses jambes à son cou et resta la, hébétée.
Et après ce qui lui parut des siècles - en réalité quelques secondes - elle réussit enfin à faire un pas. Puis un autre.
Et elle se remit à courir jusque chez elle, pensant à Mr panda qui lui aussi serait certainement dégoûté mais qui au moins saurait quoi faire
Elle réussit sans savoir comment à ouvrir la porte de son appartement. Son père était au restaurant avec sa nouvelle copine, elle était donc seule.
Elle s'affala sur son lit et prit Mr panda mais elle n'arrivait pas à parler, elle n'arrivait pas à vider son sac, trop honteuse, même si elle savait que ce n'était pas de sa faute. Qu'elle n'y pouvait rien.
Mais elle s'en voulait. Oui elle s'en voulait d'avoir fait confiance a ce ... pervers
Ce qu'elle avait vu. Ce qu'il avait fait ...

# Posté le jeudi 07 août 2008 10:45

Modifié le mardi 30 septembre 2008 10:01