Stéphanie sentait son c½ur battre la chamade. Cela faisait bien plus d'une heure que Anthony et elle étaient dans la minuscule chambre de ce dernier, et elle commençait à se demander ce qui suivrait.
Irait-elle jusqu'au bout, cette fois ? Réussirait-elle à dominer ces envies de fuite?
Elle poussa un profond soupir.
Anthony était assis à son bureau. Certainement était il occupé à décorer des voitures virtuelles, comme il le faisait à chaque fois qu'il allumait son ordinateur.
Ne voyant que le haut de son dos et sa longue chevelure brune Stéphanie se laissa distraire par la décoration de la chambre.
A gauche, le mur était complètement tapissé de photographies des bagnoles qu'Anthony réparait ainsi que de posters de grosses voitures de course et autre bolides.
Les voitures ? C'était sans aucun doute sa passion, depuis tout gamin.
Alors poursuivant le cheminement des images, la jeune fille de 16 ans découvrit une armoire a demi fermée, un peu plus à droite. Apparemment celle ci contenait des figurines. De voitures. Encore une fois.
Il ne s'en lassait pas. Parfois, il entrait dans de grands discours concernant tel ou tel nouveau moteur, ce qui ennuyait grandement sa petite amie.
Mais celle-ci était amoureuse, et ne s'en formalisait donc pas
Poussant un autre soupir, Stéphanie se releva sur ses coudes et d'une voix toute timide, appela son petit ami.
- Anthony ?
- Oui mon c½ur ?
- Je suis ici depuis près de deux heures et tu ne m'a pas adressé trois mots.
- Oh, désolé, mais tu sais une fois que je me lance, dans ces voitures, plus rien ne peut m'arrêter. Mais maintenant je suis tout à toi !
Ooh! Ce c½ur qui recommençait sa course.
Allait elle déclarer à son amour sa plus grande envie et hantise ?
Aurait elle se courage ?
Les mots ne venant pas, la jeune fille sauta au bas du lit et vint déposer un petit baiser sur les lèvres de son ami. Puis reprenant contenance elle lui déclara qu'elle voulait passer un nouveau cap. Une nouvelle étape. Et qu'elle voulait qu'il soit son premier
Comme ça paraissait naïf, enfantin mais, il lui fallait bien un premier de toute façon. Elle ne pouvait rester indéfiniment vierge. Et ce garçon s'intéressait à elle. Alors il le fallait. Une chance s'offrait à elle.
Elle devait la saisir.